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Le Bassin Rhône-Méditerranée-Corse

Le bassin Rhône-Méditerranée-Corse est un bassin hydrographique français constitué par les bassins versants du Rhône, de fleuves côtiers méditerranéens, d'îles méditerranéennes et de la Corse. Ses limites sont constituées par la ligne des crêtes qui sépar

Sommaire 

 

 

Du point de vue hydrographique, l’élément dominant du bassin Rhône-Méditerranée et Corse est constitué par le Rhône et ses affuents qui, avec leurs antennes – canaux de dérivation de Provence et de Languedoc – intéressent environ 130 000 km2 soit les 3/4 de la superfcie du bassin versant français de la Méditerranée.

En moyenne annuelle, l’eau est relativement abondante dans le bassin, étant donné la présence d’importants massifs montagneux (Vosges, Jura, Cévennes, Alpes, Pyrénées-Orientales, montagnes de Corse) qui favorisent les précipitations ; au total, l’écoulement annuel est de l’ordre de 70 milliards de m3 , soit 37 % de l’écoulement du territoire national, mais il faut noter que la répartition dans le temps reste néanmoins très irrégulière notamment dans les régions méridionales qui connaissent souvent de longues périodes de sécheresse.

Du point de vue économique – et plus précisément dans l’optique des problèmes de l’eau – le bassin Rhône-Méditerranée et Corse présente du fait de son étendue une grande diversité.

La lutte contre la pollution doit s’exercer, pour assurer la salubrité, plus particulièrement dans les régions de fortes concentrations urbaines et industrielles (régions lyonnaise, marseillaise, grenobloise…) et pour sauvegarder l’agrément des sites de tourisme et de loisirs (lacs, plans d’eau, plages de la Méditerranée).

Elle doit aussi se manifester pour la protection des nappes alluviales qui constituent une ressource de premier ordre pour l’alimentation des populations, notamment, dans le cas de grosses agglomérations telles que Lyon, Nice et Grenoble.

La constitution de grandes réserves hydrauliques et le développement des adductions à longue distance est également nécessaire pour la production énergétique et pour l’alimentation en eau de nombreuses régions spécialement des régions méditerranéennes (Languedoc-Roussillon, Provence, Corse) où il convient d’assurer au plus vite la mise en place d’une agriculture moderne et l’essor touristique des zones côtières.

Enfin, il ne faut pas oublier l’intérêt de plus en plus grand d’une protection efficace contre les crues, le développement économique étant le plus actif dans les zones d’aménagement facile que sont les plaines et les vallées inondables.

Dans un premier temps, l’agence a choisi de porter son effort principal sur le problème qui lui a paru le plus urgent : la lutte contre la pollution, se fxant comme but à moyen terme le rattrapage en 20 ans du retard pris en la matière. Un premier programme élaboré fn 1968 concrétisait ce choix et prévoyait, pour l’ensemble du bassin, un volume de réalisations de l’ordre de 460 MF pour lesquelles le montant des aides de l’agence était évalué à 132 MF.

Dès 1972, ces objectifs étaient atteints pour ce qui est des engagements. En 1972, l’adoption d’un deuxième programme d’interventions, correspondant à l’exécution du VIe Plan, tout en gardant la priorité à la lutte contre la pollution faisait également porter les efforts financiers sur la construction de barrages-réservoirs et la protection des ressources. En 1974, était adopté un programme annexe de lutte contre la pollution par les substances inhibitrices. Le troisième programme (1977-1981), révisé à la fn de l’année 1979, s’élève à un montant global de 1 275 MF. Puis le budget du quatrième programme double par rapport au précédent. Le 5e augmente légèrement, tandis que les moyens financiers du 6e font à nouveau un bond et sont multipliés par deux par rapport au cinquième, pour rattraper le grave retard dû aux restrictions budgétaires des années 80. Ainsi, sur un montant de travaux de 18 milliards de francs, l’agence a versé 7,5 Md F aux maîtres d’ouvrage publics et privés.

Le 7e programme d’interventions de l’agence RMC qui fxait les objectifs jusqu’en 2002, était tout aussi ambitieux, mais avec des moyens fnanciers stabilisés. Ses objectifs se sont inscrit dans les orientations à plus long terme (10 à 15 ans) du schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) approuvé le 20 décembre 1996, et applicable dès 1997.

Le schéma directeur est organisé sur dix orientations découlant de la loi sur l’eau de janvier 1992, de l’état des lieux et des trente ans d’expérience et d’action de l’agence et qui définissent les priorités à prendre en compte dès le VIIe programme.

Quant au 8e programme d’interventions de l’agence, il a couvert les années 2003 à 2006. L’agence de l’eau a consacré près de 1,85 milliards d’euros sur quatre ans à ce programme qui a permis de poursuivre la mise en oeuvre du Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) et des politiques locales de gestion de l’eau, ainsi que des directives européennes, afn de placer la France dans une situation conforme à la réglementation européenne et à ses autres engagements internationaux.

Le 9e programme conjugue une ambition fnancière – plus de 3 milliards d’euros sur 6 ans - avec une ambition de méthode, destinée à en conforter l’effcacité : défnition d’objectifs phares à atteindre, ajustement des modalités d’intervention aux besoins du terrain, recherche des solutions les plus efficaces, intensification des approches préventives plutôt que curatives, évolutions du dispositif de redevances dans le sens d’une plus grande incitative à réduire les impacts sur les milieux aquatiques…

Enfin et plus sélectif, le 10ème programme se concentre sur des enjeux prioritaires : économies d’eau, restauration des milieux aquatiques, protection des captages d’eau potable... etc.

Textes de lois liés au bassin