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Le Bassin Seine-Normandie

Le bassin Seine-Normandie est à la fois un bassin hydrographique et une circonscription administrative de bassin française, territoire de compétence des « instances de bassin » regroupant le comité de bassin Seine-Normandie et l'agence de l'eau Seine-Norm

Sommaire 

 

 

Avec 17,5 millions d’habitants dont 80 % résidant en zone urbaine, avec 40 % de l’activité industrielle française sur son territoire, et avec une surface agricole utile de près de 6 millions d’hectares soit 63 % de la surface totale du bassin en 2012, les ressources en eau du bassin Seine-Normandie sont soumises à de fortes pressions liées aux activités humaines.

La concentration humaine en milieu urbain génère des rejets polluants chroniques dont l’impact est limité grâce à des installations adaptées (91 % de la population utilise un assainissement collectif). Cependant il existe des rejets accidentels ou des rejets par temps de pluie. Dans les zones urbaines, ces rejets par temps de pluie représentent 760 millions de m3 par an sur le bassin du fait des surfaces imperméabilisées.

L’activité industrielle entraîne également des rejets ponctuels ou diffus. Les rejets ponctuels directs sont en baisse régulière depuis quelques années. Pour les rejets ponctuels raccordés, deux formes de pollution : la pollution organique provenant essentiellement de la région parisienne et la pollution toxique liée à des dysfonctionnements provenant d’activités comme le traitement de surface des métaux.

Orientées vers les grandes cultures (29 % des surfaces de céréales françaises, 32 % de surfaces cultivées en pommes de terre, 67 % des surfaces en betteraves), les pratiques agricoles du bassin Seine-Normandie sont dites intensives. Ces cultures intensives se caractérisent par une pratique intensive de l’irrigation, par des sols nus en plus grands nombres et des phénomènes d’érosions des sols loin d’être résolus. De plus, l’utilisation de produits phytosanitaires (ex : les herbicides utilisés sur le mais, les céréales, la vigne), de composés azoté et phosphoré dégrade la qualité de l’eau souterraine et provoque l’eutrophisation des rivières et des eaux littorales.

La qualité générale des cours d’eau s’améliore mais la progression est inégale

Les eaux superficielles

Les eaux superfcielles sont défnies dans la directive cadre comme « une partie distincte et signifcative des eaux de surface tel un lac, un réservoir, une rivière, un feuve ou un canal, une partie de rivière, de fleuve ou de canal, une eau de transition ou une portion d’eaux côtières. »

La qualité générale des grands cours d’eau s’améliore sur le bassin Seine-Normandie pour ce qui est des matières organiques, particulièrement sur la Seine jusqu’à l’amont immédiat de l’agglomération parisienne. En aval de la région parisienne, la qualité de la Seine est encore passable mais les effets des mises en services des stations d’épuration de Colombes et de Rouen se font d’ores et déjà sentir. Cependant la progression est inégale. Certains petits cours d’eau restent de mauvaise qualité. Les pressions anthropiques étant trop fortes par rapport à la capacité réceptrice du milieu ainsi que par rapport aux débits de ces petits cours d’eau.

Les phénomènes qui restent préoccupants sont :

- la présence de micropolluants organiques et minéraux. Le bilan est mitigé. Depuis 1998, la contamination des rivières par les herbicides semble diminuer, cependant l’atrazine reste détecté dans plus de 75 % des échantillons analysés.

- Quant à l’eutrophisation, c’est par une baisse des teneurs en phosphore des rejets que ces phénomènes pourront être limités.

Les eaux souterraines

Les masses d’eau souterraines sont définies comme « un volume distinct d’eau souterraine à l’intérieur d’un ou de plusieurs aquifères ». Les masses d’eau souterraines servent à l’alimentation en eau potable. Les teneurs en nitrates, phytosanitaires et en microorganismes augmentent d’année en année. Par exemple, 19 % des captages n’étaient pas conformes au moins une fois pour les pesticides et 17 % pour la bactériologie.

Les problèmes de turbidité affectent les zones karstiques et fissurées, c’est-à-dire des aquifères présentant des rivières souterraines avec souvent une forte érosion des sols due aux pratiques agricoles intensives. Lors de périodes pluvieuses importantes, les eaux se chargent.

Les eaux côtières

La qualité des eaux côtières où se pratiquent les usages comme la baignade, la conchyliculture, la pêche à pied est évaluée selon des paramètres microbiologiques. Les sources de pollution sont multiples : eaux usées urbaines, rejets industriels, rejets agricoles, etc. Grâce aux travaux d’assainissement, une grande partie de la pollution par temps sec est résorbée. La pollution chimique des eaux côtières est localisée au niveau de l’estuaire et de la partie orientale de la baie de Seine.

Les acteurs publics liés à ce bassin

Textes de lois liés au bassin